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Latresne | Forum sur l’Education

 

  • Les commentaires étant à lire malaisés en lucarne, les voici en grand.
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      · Les commentaires étant à lire malaisés en lucarne, les voici en grand.

       

      14 mai 2008 à 8:36

       

      katy dit :

       

      A Dalbin: Messieurs, je pense que tous vos avis sont émis grâce à une connaissance réciproque de vos personnalités, ce qui pour moi n’est pas le cas, étant relativement nouvelle dans la commune de Latresne; c’est-pourquoi je ne porterai pas de jugement hâtif, ni sur les uns ni sur les autres. Ce que je retiens seulement c’est que Mr Dussort est parvenu à mettre en place des activités culturelles (théâtre, littérature, expositions) et que c’est intéressant car ainsi la commune évite de sombrer dans l’inertie la plus totale: pas de culture, pas d’expression et ainsi les gens ne pensent pas, ils restent chez eux, une bonne manière d’instaurer conservatisme et de museler la part de créativité qu’il existe en chacun de nous… Ce qui serait sympa, également, c’est que les gens interrogés ne restent pas figés en une icône muette, et puissent participer au débat du blog, car après tout, nous nous interessons à leur pensée et souhaiterions parfois qu’ils la développent…Bien à vous.

       

      · 14 mai 2008 à 13:53

       

      Denis dit :

       

      · C’est une idée intéressante en effet. Mais je vois pas delcros se mettre à échanger au quotidien sur le blog de Deb. Je ne vois pas Hoguet échanger sur un autre blog que le sien. Et je ne vois pas Charly échanger avec tous les idiot qu’il voit autour de lui.

       

      Je crois donc que comme d’habitude nous resteront discuter entre nous. Il faudrait maintenant pour ça qu’on trouve un sujet concret.

       

      La place de la seleyre par rapport a latresne ?

       

      · 15 mai 2008 à 9:01

       

      katy dit :

       

      Delcros, non, mais Dussort pourquoi pas? Je constate toutefois la frilosité des candidats, et leur tendance à se masquer de blanc, la non-étiquette à la mode, qui tente de renvoyer à une pensée pluraliste et à une humanisation des candidats. Delcros, par exemple, dit qu’il n’accorde aucune importance à l’opinion politique des gens, seules comptent leur idées…mais les idées ne vont-elles pas de pair avec une appartenance politique, ou pour tout le moins à une sensibilité? Ne cachons pas les choses, un UMP peut-il s’intéresser à ses concitoyens les plus défavorisés, alors qu’il soutient un régime totalitariste dont le président prône l’austérité et s’alloue grassement une augmentation démesurée, à la hauteur du bonhomme (qui se hisse souvent sur la pointe des pieds afin d’atteindre le micro!)? Je pense qu’il faut rester cohérent avec soi-même, et qu’on est de droite ou de gauche et il me semble étrange également de pouvoir se positionner sur une liste de droite lorsqu’on est soi-disant à gauche, mais ceci n’engage que moi.

       

      DANS TOUS LES CAS, IL SEMBLE IMPERATIF QUE LES CITOYENS COMMENCENT A S’INTERESSER A LA VIE DE LEUR CITE, AU RISQUE DE S’EN VOIR DEPOSSEDES DEFINITIVEMENT AINSI QUE PAR RESPECT POUR LEURS ANCETRES QUI SE SONT BATTUS POUR EUX AFIN DE LEUR OBTENIR TOUS LES ACQUIS SOCIAUX DONT ILS BENEFICIENT ACTUELLEMENT, CAR LE REGIME ACTUEL SE CHARGE DE LES SUPPRIMER LENTEMENT MAIS SÛREMENT…

       

      ET CETTE CITOYENNETE DONT NOUS PARLENT LES BULLETINS OFFICIELS A DESTINATION DE L’EDUCATION NATIONALE, QUELLE EST-ELLE? SANS DOUTE PAS LA NOTRE….

       

      · 15 mai 2008 à 11:25

       

      Denis dit :

       

      Eh bé ! En ce jour de greve dans la fonction publique, tu as l’air bien remontée, Katy.

       

      Maintenant, autant je suis d’accord avec toi quand tu dis qu’il faut que les gens s’interesse plus a la vie de la commune, autant je trouve toujours caricatural de résumer l’appréciation de la qualité des gens par la couleur de leur bord politique. Pour résumé : à gauche, on est gentil et on pense d’abord aux autres, à droite tous des individualiste qui ne pensent qu’au fric.

       

      Je te ferai remarquer qu’une partie de la droite s’est bien alliée à la gauche popur rejeter ces jours ci le texte de loi sur les OGM. J’au aussi entendu ce matin a la radio que des maires de droite s’opposaient encore a la mise en place inconsidérée de gardiennage des enafnts pendant les greves de l’eduction nationale. Et hier soir dans l’émission de Maintenant ou jamais, les personnes presente accusaient ensembel Miterrand d’avoir ordoné des assassinats pendant la guerre d’algérie.

       

      Alors maintenant explique moi ou sont les gentils et les mechants.

       

      Pour ce qui est de la greve des prof, ça fais des années que j’en cotoit beaucoup et je comprend qu’ils ralent : ils veulent tous croire qu’on doit leur préserver leur petit cadre de travail sans prendre en considération l’evolution de la societe.

       

      Et bien non, je ne suis pas totalement d’accord : la préservation de la qualité de l’enseignement passe aussi parfois par des réorganisation. On peut comprendre qu’on ne peut pas toujours faire evoluer les choses sans toucher les bases sur lesquel le système fonctionne jusqu’alors.

       

      Alors évidamment ça conduit parfois des personnes a devoir reflechir a des changements de poste ou de lieu d’affectation.

       

      Mais il me semble qu’il y a 30 ans ou plus, on comprenait mieux cette idée alors que maintenant chacun voudrait que tout puisse bouger autour de soi sans que son petit monde soit touché.

       

      C’est délirant et égoïste. Une vrai pensée reactionnaire de droite d’une certaine maniere.

       

      · 16 mai 2008 à 10:36

       

      katy dit :

       


      Je reconnais effectivement avoir fait preuve d’une certaine utopie dans mes propos, et tu as raison en ce qui concerne les méchants et les gentils, mon défaut c’est d’être un peu trop idéaliste! En ce qui concerne les profs, chacun ses opinions, moi je parle dans le sens où bien des postes sont supprimés et que ce n’est pas pour arranger la qualité de l’enseignement, mais malgré nos divergences, j’accepte ce que tu me dis comme tout à fait recevable.

       

      · 16 mai 2008 à 12:18

       

      jacques dit :

       

      Avez vous ecouté le débat hier soir sur France 2 entre Kouchner et Moscovici ? C’était très intéressant. On était en pleine illustration de la question de la différence entre gauche et droite. Et ça correspond parfaitement au débat qui anime actuellement le PS entre les tenants d’une ligne idéologique pure (les trotskistes historiques) et les modernes qui en arrivent à reconnaitre qu’il faut probablement passer par une étape où beaucoup de dents vont grincer.

       

      Parce que des habitudes ont été prises et que pour beaucoup de français, le rétablissement des choses dans un ordre répondant à l’intérêt collectif laisse des marques.

       

      Et là je suis d’accord avec denis : collectivement on est tous d’accord pour réformer des choses, mais individuellement et égoistement on pense tous que ces réformes doivent avant tout concerner notre voisin.

       

      Certains membres du parti se frottent aujourd’hui les mains : sarko engage des réformes indispensables et essuie les platres de cette action. Tout notre jeu est de parier qu’aucun effet sensible ne se fera sentir avant les prochaines elections, quitte à brouiller les pistes , exiger des retours immédiats impossibles, … Comment peut-on par exemple rêver au point de croire que nous allons sentir un amélioration sensible de notre pouvoir d’achat (ce qui supposerait au moins 5 à 10% d’amélioration pour que cela soit visible) en 1 an de sarko ? Ca supposerait que quelqu’un puisse sortir instantanément du chapeau en cash l’équivalent de 5% du PIB. C’est débile de le penser et c’est inconséquent de la laisser croire.

       

      Un peu plus de réalisme et un peu moins d’idéologie de temps en temps serait souhaitable chez les français.

       

      · 17 mai 2008 à 19:50

       

      katy dit :

       

      On est tous d’accord pour réformer les choses, si cela est cohérent avant tout et ne pénalise pas toujours les mêmes! Si j’étais plus à l’aise financièrement, ces réformes me plairaient sans doute; quant à Sarko, il n’essuie aucun plâtre, il amuse le public avec ses facéties! Alors vous êtes tous d’accord pour la suppression des postes d’enseignants? Nul n’ignore la difficulté de ce métier et malgré tous les avantages que l’on s’empresse d’accorder à ces fonctionnaires, ils ont quand même bac+5, voire plus, et le salaire qu’ils touchent semblent déranger alors qu’un cadre moyen sans diplômes peut toucher jusqu’à 5000 euros, et là personne ne dit rien. Mais, Jacques, le réalisme,on est en plein dedans: certains gagnent 800 euros (contrats de 30h) et trouvent des loyers à 600 euros! où est l’erreur? A priori, ça ne dérange personne, sauf ceux qui se trouvent dans cette situation…Le réalisme, c’est vivre avec un smic, et voir qu’au 15 du mois, tu es déjà à découvert!! Il est même devenu très difficile de rêver!!

       

      · 19 mai 2008 à 11:34

       

      jacques dit :

       

      Katy, je suis d’accord avec toi et tout le monde semble reconnaitre qu’on voit aujourd’hui émerger une population de nouveaux pauvres constituée de personnes qui pourtant ont un boulot qui jadis était bien perçu et, je crois, correctement rémunéré.

       

      Maintenant la question est que cette époque date d’un temps où les pays industrialisés régnaient sur un monde où tout ce qui n’était pas eux était peu ou prou des colonies.

       

      Notre problème, c’est qu’aujourd’hui nos colonies veulent leur part du gâteau : les chinois et les indiens nous piquent nos industries et les emplois qui vont avec, les pays arables et la russie nous imposent une énergie au prix fort, les cours des matières premières s’envolent, …

       

      Bref, on est en train de vivre un (légitime ?) rééquilibrage des forces à l’échelle planétaire.

       

      Alors oui, je crois que ça se fait dans la douleur. Et je crois aussi malheureusement que ce n’est qu’un début.

       

      Et dans toute cette remise en question, ceux qui s’accrochent (de façon compréhensible) à leur situation ancienne souffrent. Et ceux qui sont le plus tendus financièrement souffrent encore plus car rogner sur un budget qui est déjà péniblement à l’équilibre, ça n’est pas toujours possible.

       

      Maintenant quand on a dit ça, que peut-on proposer ?

       

      Déjà on peut commencer par jeter des pierres sur ceux qui achètent des voitures japonaises ou chinoises : j’ai un peu voyagé dans ces pays, tu ne verras jamais de voiture française au Japon, pays de près de 150 millions d’âmes. Alors pourquoi ne pas leur renvoyer l’ascenceur puisque, comme diraient les commerçants “nos emplettes sont nos emplois” ?

       

      Ensuite pratiquer le geste consommateur militant et regarder les étiquettes : en priorité on achète français, ensuite européen (UE), ensuite europe élargie, ensuite monde, … en appliquant individuellement des critères de moralité ou de performance sociale des pays.

       

      C’est en effet toujours facile de caisser les gouvernements successifs sur l’attitude qu’ils ont ou qu’ils n’ont pas vis-à-vis de tel ou tel pays alors que nous mêmes nous en fichons gaillardement quand nous traverson les rayons des supermarchés. Or, l’Etat, c’est nous !!!

       

      Ensuite, il faut comprendre que la fonction publique a été pendant des décennies un outil de régulation du chômage pour des gouvernements successifs. Aujourd’hui on ne peut plus payer la note alors, oui, il faut (enfin) dégraisser le mammouth et avoir une attitude responsable.

       

      L’éducation nationale est touchée : oui. D’accord, mais comment ? Qu’on me dise en détail ce qui va être impacté, avec quelle stratégie de redéploiement, quel objectif de résultat, … Ensuite je verrai si le projet me semble acceptable ou pas.

       

      Ensuite, maintenir, augmenter, diminuer le nombre de prof, très sincèrement ce n’est pas, je crois, le problème. Le nombre et la répartition n’est là que pour répondre à un besoin. Peut-on d’abord se mettre d’accord sur ce besoin, ensuite nous verrons ce qu’il faut pour le satisfaire.

       

      Or aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression que l’argumentair des opposants, c’est de dire qu’il ne faut pas y toucher parce qu’il ne faut pas que ça baisse.

       

      Ah bon, et pourquoi il ne faudrait pas que ça baisse ? Pouyrquoi est-ce que ça devrait être un interdit ? un tabou ?

       

      Sinon que faut-il faire ? Forcément augmenter le nombre de prof ? Et qui les payent ? En terme économique : Qui va produire des richesses supplémentaires pour payer ces fonctionnaires ? Et surtout qui va acheter les richesses supplémentaires produites, générant ainsi le cash qui va permettre de payer les fonctionnaires supplémentaires ?

       

      Le monde est vivant, les sociétés aussi. Celles qui ne s’adaptent pas iront je crois à leur déclin.

       

      · 21 mai 2008 à 8:15

       

      katy dit :

       

      Bonjour à tous et à Jacques: je vais tenter de répondre aux questions que tu soulèves; même si je ne suis pas toujours entièrement d’accord, j’apprécie la façon courtoise dont les propos sont évoqués.Voir émerger une population de nouveaux pauvres, c’est utopique, cette population a toujours existé, mais elle se fondait sans doute mieux dans la masse? La vie était compliquée pour le bas de la France comme elle l’a toujours été, si on observe une vision diachronique, les monarchies ont toujours existé, les tyrans sanguinaires ont régné, ont ourdi des complots pour accéder au pouvoir et attirer à eux toute la richesse, au détriment du plus grand nombre,et, hormis quelques soubresauts fantastiques et des révoltes populaires menées par des intellectuels, ou en tout cas des personnes cultivées, on en est toujours au même point. Nous sommes bien sûr en République, mais cette dernière décline de jour en jour sous l’aile d’un régime autoritaire qui tente de supprimer tous les acquis pour lesquels nos parents se sont battus.

       

      · 21 mai 2008 à 8:50

       

      katy dit :

       

      Je continue: de nos jours, en 2008, la situation est la même, la crise est imminente et pour y trouver une remédiation, rien de tel que de taper toujours sur le plus grand nombre qui ne parvient déjà pas à joindre les deux bouts. Alors, j’entends bien toutes les explications très techniques, politiquement pointues qui tentent de prouver mathématiquement le bien-fondé de ces réformes “nécessaires”, selon ton propre avis. Je vais me placer d’un point de vue plus humain: en ce qui concerne les colonies, je pense tout d’abord que la délocalisation est une volonté patronale de gagner toujours plus d’argent en sous-payant toujours plus la main d’oeuvre, et des français ne se sont-ils pas vu proposer un travail en Roumanie contre un salaire de 300 euros? C’est là sans doute que je vais te rejoindre en disant qu’il faut acheter français pour enrayer ce travers néfaste à la stabilité de notre économie et qu’il faut acheter intelligent, et non pas au meilleur marché qui indique souvent une qualité moindre et une provenance extérieure.

       

      Je suis donc d’accord pour un militantisme de l’achat, mais encore faudrait-il qu’une certaine partie de la population soit éduquée en ce sens, et cela pourrait commencer à l’école, dans la dominante “citoyenneté” qui est prononcée à toutes les sauces; il est bien d’apprendre les notions indispensables, droit de vote, maîtrise des discours, etc…, mais il serait bien également d’enseigner des comportements pragmatiques (comme par exemple, comment faire ses courses intelligemment en 2008, ce qui ne paraît pas totalement inutile au vu des achats des français!).

       

      “Aujourd’hui, on ne peut plus payer la note”, je reprends tes propos: on ne peut plus payer la note, MAIS TOUT LE MONDE N’EST PAS DANS LE MEME CAS, je ne pense pas, on fait payer l’addition aux gens les moins aisés, pour employer un euphémisme plus respectueux, on crée une médecine à deux vitesses, une éducation à deux vitesses et on accentue la fracture entre les “imbéciles” qui n’ont pas su trouver le boulot bien rémunéré, et les autres ceux qui sont à l’aise, depuis leur naissance, on diminue volontairement l’accès aux études à ceux qui bénéficient de revenus modestes (plutôt ridicules!), donc, et pour en revenir à la question des profs, on diminue sciemment leur nombre (alors que mathématiquement parlant, on est bien d’accord, le nombre d’élèves augmente!)afin de dispenser un enseignement peu digne de ce nom, puisqu’il se résumera sans doute à faire en grande partie la police et à essayer de se faire entendre dans la masse! Alors, pour moi, oui, le nombre de profs, c’est un problème, et il semble dangereux de ne pas en avoir conscience, car l’éducation, c’est le pays de DEMAIN, à moins qu’on ne prône une élite: éducation=bourgeoisie; or, l’école laïque créée par Jules Ferry est présente pour offrir les mêmes chances pour tous; à chacun sa notion de citoyenneté, à chacun sa façon d’envisager une république JUSTE, mais je suis contre les réformes qui vont à l’encontre de la justice, de la bienséance et qui foule aux pieds les droits de l’homme (l’homme en général), et contre un régime qui saigne à blanc sa population. Dans tous les cas, une excellente journée.

       

      · 21 mai 2008 à 12:04

       

      jacques dit :

       

      Bonjour Katy et merci pour ta combaitivité qui me permet de pousser un peu plus loin sur le chapitre de l’éducation nationale.

       

      Je suis au regret de te dire que tes arguments de base sont FAUX, ARCHIFAUX.

       

      Pour preuve, je t’invite à aller sur le site de l’INSEE à l’dresse suivante :

       

      http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATFPS07119&tab_id=359

       

      (copie la dans le champ adresse de ton navigateur).

       

      Télécharge le fichier de la population d’élèves depuis 1990 et tu verras que depuis cette date, celle-ci est globalement stable, voire connait une baisse régulière sur le premier et le second degré. Ce qui augmente, c’est la population de l’enseignement supérieur (encore que cette augmentation se soit surtout faite avant 2000).

       

      Dans tous les cas, compare ça à l’augmentation des effectifs de l’éducation nationale et tu verras comment le ratio fonctionnaire/élève a évolué. C’est tout et c’est pour moi la seule base du débat : comment pouvoir ajuster le système au besoin.

       

      Concernant ensuite ton discours oppresseur / oppressé, je le considère, avec tout le respect que je te dois, totalement suranné, même s’il est encore en vogue dans les milieux libertaires.

       

      Ce discours uniformateur de pensée tend à faire croire que toutes les entreprises sont des multinationales gérées par des fonds de pension ne recherchant que le profit.

       

      Désolé, les sociétés de ce genre, ça existe … mais c’est une infime minorité du paysage. Même dans les grands groupes, il y a une réalité : on fait tourner une entreprise avec les moyens que nous donnent nos clients. Et que ces clients soient eux aussi des entreprises, des états ou des particuliers, tous fonctionnent à peu près de la même façon. Ils en veulent un maximum et veulent payer un minimum.

       

      Donc quand tu imagines qu’aujourd’hui, même pour vendre la dernière des rondelles ou le plus gros des avions, les offres viennent des 4 coins de la planete, tu comprends le merdier (désolé) que produit ce qu’on appelle pudiquement la mondialisation : seuls arrivent en fait à passer un peu à travers les artisans qui travaillent à l’échelon local (encore que, leurs clients étant eux-mêmes de plus en plus contraints au plan financier, ils finissent toujours par voir arriver cette contrainte).

       

      Dans ce système global, ceux qui s’en tireront probablement toujours le mieux, ce sont les banquiers : évidemment, puisque les gens n’ont plus les moyens de payer cash, ils ont de plus en plus recours au crédit. Et comme toutes les banques de la planete ont a peu près les mêmes objectifs de rentabilité, la concurrence est moins violente.

       

      Conclusion : c’est le profil de notre outil de production (prioritairement l’industrie et dans une moindre mesure les services) qui prend de plein fouet le réquilibrage en cours. La conséquence d’une baisse de compétitivité, c’est une baisse de l’activité, donc une baisse de l’emploi et de la fiscalité sur les entreprises, donc une baisse des ressources pour l’état, donc un besoin pour lui d’ajuster ses dépenses, donc une pression sur ses postes de coût, et le premier coût de l’état, c’est sa masse salariale. Point. CQFD. C’est imparable et incontournable.

       

      Tu peux ensuite dire que l’état peut maintenir un niveau de vie au dessus de ses moyens pour maintenir la commande publique. Mais ça, ça ne va qu’un temps. c’est presque comme pour un particulier. Au bout d’un moment tes dettes te rattrapent et tu risque de te retrouver dans la m…., mais grave.

       

      PS : Katy, laisse tomber le discours doctrinal et ayons un vrai échange sur les moteurs de l’économie, ce sera plus constructif. Et n’oublie jamais dans tes raisonnements que c’est le client qui contraint l’offre. Les offreurs se plient aux contraintes du marché. Pas d’alternative à ça. Tu es compétitif ou tu ne l’es pas. Et tout ce qui plombe notre compétitivité, plombe en final les comptes de l’état, donc les nôtres.

       

      A bientôt

       

      · 21 mai 2008 à 12:34

       

      jacques dit :

       

      Katy, je vais faire comme toi, je vais faire un tome 2 de commentaire.

       

      Au sujet de l’inégalité des répartitions, dans l’absolu, je suis d’accord avec toi. Mais le diable, tu le sais, se cache dans les détails.

       

      Qu’a cherché à faire l’équipe Sarko pour résumer en baissant la fiscalité des mieux lotis ? Premièrement, à rendre ces personnes moins enclines à quitter la France pour les pays voisins d’où êlles mènent les mêmes activités, mais en privant l’état de recettes fiscales. Deuxièmement, les personnes les plus aisées sont aussi les mieux conseillées en matière de placement, voir d’évasion fiscale. Donc même lorsqu’elles restent en France, ce que voit le fisc n’est pas toujours à la hauteur de la réalité. Et si tu mets trop la pression sur ces personnes, tu risques simplement de les faire passer dans le cas n°1.
      Troisièmement, et cela relève du pari du niveau d’un gouvernement, l’idée c’est aussi de dire que ceux qui ont du fric l’investissent pour partie localement dans l’activité. Bref, ce qui part en taxes ne part plus en investissement et on tranfère théoriquement idéalement à l’état cette capacité d’investissement.
      Oui mais au passage, il y a de la perte en ligne et l’état pompe une partie de cet argent pour couvrir ses charges de fonctionnement.
      Quatrièmement, oui, il y a des gens “blindés”, mais même s’ils sont pour certains très voyants, que pèsent-ils réellement en masse de richesse par rapport à la richesse globale ? Pas énorme ! Même si leur capacité à peser dans l’activité économique est réelle. Reste que, et là je te rejoins, il y a la valeur de l’exemple. Et la vertue de l’exemple, ça a son importance, je le reconnais.
      En final et en guise de conclusion, je t’invite à imaginer que celui qui dirige l’état, que tu l’appelles chef de l’état ou gouvernement, est en fait une de ces personnes devant une table de mixage du son que tu as déjà surement déjà vu dans des reportages où on voit des labos de montage d’émission TV ou d’enregistrement de CD : tu as des tas et des tas de curseurs.
      Piloter l’état signifie pour moi trouver la position idéale pour chacun des curseurs : trop haut sur l’un d’eux et c’est les investisseurs qui se barrent et les ménages qui dépriment, trop bas et c’est l’endettement qui gonfle et bruxelle qui gueule, incohérents entre eux et c’est les fonctionnaires dans la rue et les pêcheurs qui bloquent les ports.
      Maintenant connais-tu quelqu’un qui s’y connait en musique ? Et en final, quelle musique a t’on INDIVIDUELLEMENT envie d’entendre ?
      Vaste question, non ?

       

       

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