logo

LATRESNE | Charles Dussort | 2 | Vidéo

Installez le plugin Flash pour voir l'animation : Cliquez ici pour le télécharger


Suite et fin de l’entretien avec Charles Dussort.
Réalisation : Dominique-Emmanuel Blanchard

66 commentaires pour “LATRESNE | Charles Dussort | 2 | Vidéo”

  • DEB dit :

    Je note un curieux silence. Il semblerait maintenant que tout puisse être dit sans réaction. Quelle passivité ! Où sont donc passées l’agressivité, la pugnacité, l’exigence d’il y a quelques semaines ?

  • dalbin dit :

    Bonjour Deb et bonjour aux lecteurs de ce blog,

    N’aie crainte Deb, les réactions tardent peut être à venir mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles ne viendront pas. Les ponts de mai font du dégat au niveau de la productivité (et pas seulement dans les entreprises tu le vois).

    J’ai comme l’impression tenace que tu sembles attendre avec impatience une réaction aux propos de Charly. Ceci laisserait donc croire que ça te chiffonnerait quelque peu s’ils devaient rester sans réponse.

    Donc en 1 mot comme en 100 : Incompréhensible !!!!

    Qu’est-ce que c’est que cette tirade bileuse envers tout le monde ?

    Charly se pose en observateur des ex-prétendants politiques locaux, explique qu’il en sait long sur chacun d’eux, se présente comme le dernier des purs, … et se comporte en final comme un quidam lambda à la digestion difficile.

    S’il a quelque chose à dire, qu’il vide son sac, ou se taise à jamais comme on dit en d’autres circonstances.

    Pour quelqu’un qui prétend encore être là aux prochaines municipales, il me semble qu’il faudrait qu’il commence par apprendre un peu l’humilité en reconnaissant les faiblesses, pour ne pas dire les insuffisances redhibitoires, de sa campagne. Et là, je reste dans l’attente de l’autocritique pourtant d’habitude très en vogue dans les régimes socialistes.

    Reste enfin une autre hypothèse : Charly nous a fait un grand numéro de music-hall (ce qui pourrait être corroboré par un commentaire de Deb sur le 1er extrait de l’interview). Si c’est le cas, alors chapeau l’artiste, c’est du grand art.

    Dans le cas contraire …

    Cordialement

  • katy dit :

    A Dalbin: Messieurs, je pense que tous vos avis sont émis grâce à une connaissance réciproque de vos personnalités, ce qui pour moi n’est pas le cas, étant relativement nouvelle dans la commune de Latresne; c’est-pourquoi je ne porterai pas de jugement hâtif, ni sur les uns ni sur les autres. Ce que je retiens seulement c’est que Mr Dussort est parvenu à mettre en place des activités culturelles (théâtre, littérature, expositions) et que c’est intéressant car ainsi la commune évite de sombrer dans l’inertie la plus totale: pas de culture, pas d’expression et ainsi les gens ne pensent pas, ils restent chez eux, une bonne manière d’instaurer conservatisme et de museler la part de créativité qu’il existe en chacun de nous… Ce qui serait sympa, également, c’est que les gens interrogés ne restent pas figés en une icône muette, et puissent participer au débat du blog, car après tout, nous nous interessons à leur pensée et souhaiterions parfois qu’ils la développent…Bien à vous.

  • Denis dit :

    C’est une idée intéressante en effet. Mais je vois pas delcros se mettre à échanger au quotidien sur le blog de Deb. Je ne vois pas Hoguet échanger sur un autre blog que le sien. Et je ne vois pas Charly échanger avec tous les idiot qu’il voit autour de lui.

    Je crois donc que comme d’habitude nous resteront discuter entre nous. Il faudrait maintenant pour ça qu’on trouve un sujet concret.

    La place de la seleyre par rapport a latresne ?

  • katy dit :

    Delcros, non, mais Dussort pourquoi pas? Je constate toutefois la frilosité des candidats, et leur tendance à se masquer de blanc, la non-étiquette à la mode, qui tente de renvoyer à une pensée pluraliste et à une humanisation des candidats. Delcros, par exemple, dit qu’il n’accorde aucune importance à l’opinion politique des gens, seules comptent leur idées…mais les idées ne vont-elles pas de pair avec une appartenance politique, ou pour tout le moins à une sensibilité? Ne cachons pas les choses, un UMP peut-il s’intéresser à ses concitoyens les plus défavorisés, alors qu’il soutient un régime totalitariste dont le président prône l’austérité et s’alloue grassement une augmentation démesurée, à la hauteur du bonhomme (qui se hisse souvent sur la pointe des pieds afin d’atteindre le micro!)? Je pense qu’il faut rester cohérent avec soi-même, et qu’on est de droite ou de gauche et il me semble étrange également de pouvoir se positionner sur une liste de droite lorsqu’on est soi-disant à gauche, mais ceci n’engage que moi.

    DANS TOUS LES CAS, IL SEMBLE IMPERATIF QUE LES CITOYENS COMMENCENT A S’INTERESSER A LA VIE DE LEUR CITE, AU RISQUE DE S’EN VOIR DEPOSSEDES DEFINITIVEMENT AINSI QUE PAR RESPECT POUR LEURS ANCETRES QUI SE SONT BATTUS POUR EUX AFIN DE LEUR OBTENIR TOUS LES ACQUIS SOCIAUX DONT ILS BENEFICIENT ACTUELLEMENT, CAR LE REGIME ACTUEL SE CHARGE DE LES SUPPRIMER LENTEMENT MAIS SÛREMENT…

    ET CETTE CITOYENNETE DONT NOUS PARLENT LES BULLETINS OFFICIELS A DESTINATION DE L’EDUCATION NATIONALE, QUELLE EST-ELLE? SANS DOUTE PAS LA NOTRE….

  • Denis dit :

    Eh bé ! En ce jour de greve dans la fonction publique, tu as l’air bien remontée, Katy.

    Maintenant, autant je suis d’accord avec toi quand tu dis qu’il faut que les gens s’interesse plus a la vie de la commune, autant je trouve toujours caricatural de résumer l’appréciation de la qualité des gens par la couleur de leur bord politique. Pour résumé : à gauche, on est gentil et on pense d’abord aux autres, à droite tous des individualiste qui ne pensent qu’au fric.

    Je te ferai remarquer qu’une partie de la droite s’est bien alliée à la gauche popur rejeter ces jours ci le texte de loi sur les OGM. J’au aussi entendu ce matin a la radio que des maires de droite s’opposaient encore a la mise en place inconsidérée de gardiennage des enafnts pendant les greves de l’eduction nationale. Et hier soir dans l’émission de Maintenant ou jamais, les personnes presente accusaient ensembel Miterrand d’avoir ordoné des assassinats pendant la guerre d’algérie.

    Alors maintenant explique moi ou sont les gentils et les mechants.

    Pour ce qui est de la greve des prof, ça fais des années que j’en cotoit beaucoup et je comprend qu’ils ralent : ils veulent tous croire qu’on doit leur préserver leur petit cadre de travail sans prendre en considération l’evolution de la societe.

    Et bien non, je ne suis pas totalement d’accord : la préservation de la qualité de l’enseignement passe aussi parfois par des réorganisation. On peut comprendre qu’on ne peut pas toujours faire evoluer les choses sans toucher les bases sur lesquel le système fonctionne jusqu’alors.

    Alors évidamment ça conduit parfois des personnes a devoir reflechir a des changements de poste ou de lieu d’affectation.

    Mais il me semble qu’il y a 30 ans ou plus, on comprenait mieux cette idée alors que maintenant chacun voudrait que tout puisse bouger autour de soi sans que son petit monde soit touché.

    C’est délirant et égoïste. Une vrai pensée reactionnaire de droite d’une certaine maniere.

  • katy dit :

    Je reconnais effectivement avoir fait preuve d’une certaine utopie dans mes propos, et tu as raison en ce qui concerne les méchants et les gentils, mon défaut c’est d’être un peu trop idéaliste! En ce qui concerne les profs, chacun ses opinions, moi je parle dans le sens où bien des postes sont supprimés et que ce n’est pas pour arranger la qualité de l’enseignement, mais malgré nos divergences, j’accepte ce que tu me dis comme tout à fait recevable.

  • jacques dit :

    Avez vous ecouté le débat hier soir sur France 2 entre Kouchner et Moscovici ? C’était très intéressant. On était en pleine illustration de la question de la différence entre gauche et droite. Et ça correspond parfaitement au débat qui anime actuellement le PS entre les tenants d’une ligne idéologique pure (les trotskistes historiques) et les modernes qui en arrivent à reconnaitre qu’il faut probablement passer par une étape où beaucoup de dents vont grincer.

    Parceque des habitudes ont été prises et que pour beaucoup de français, le rétablissement des choses dans un ordre répondant à l’intérêt collectif laisse des marques.

    Et là je suis d’accord avec denis : collectivement on est tous d’accord pour réformer des choses, mais individuellement et égoistement on pense tous que ces réformes doivent avant tout concerner notre voisin.

    Certains membres du parti se frottent aujourd’hui les mains : sarko engage des réformes indispensables et essuie les platres de cette action. Tout notre jeu est de parier qu’aucun effet sensible ne se fera sentir avant les prochaines elections, quitte à brouiller les pistes , exiger des retours immédiats impossibles, … Comment peut-on par exemple rêver au point de croire que nous allons sentir un amélioration sensible de notre pouvoir d’achat (ce qui supposerait au moins 5 à 10% d’amélioration pour que cela soit visible) en 1 an de sarko ? Ca supposerait que quelqu’un puisse sortir instantanément du chapeau en cash l’équivalent de 5% du PIB. C’est débile de le penser et c’est inconséquent de la laisser croire.

    Un peu plus de réalisme et un peu moins d’idéologie de temps en temps serait souhaitable chez les français.

  • katy dit :

    On est tous d’accord pour réformer les choses, si cela est cohérent avant tout et ne pénalise pas toujours les mêmes! Si j’étais plus à l’aise financièrement, ces réformes me plairaient sans doute; quant à Sarko, il n’essuie aucun plâtre, il amuse le public avec ses facéties! Alors vous êtes tous d’accord pour la suppression des postes d’enseignants? Nul n’ignore la difficulté de ce métier et malgré tous les avantages que l’on s’empresse d’accorder à ces fonctionnaires, ils ont quand même bac+5, voire plus, et le salaire qu’ils touchent semblent déranger alors qu’un cadre moyen sans diplômes peut toucher jusqu’à 5000 euros, et là personne ne dit rien. Mais, Jacques, le réalisme,on est en plein dedans: certains gagnent 800 euros (contrats de 30h) et trouvent des loyers à 600 euros! où est l’erreur? A priori, ça ne dérange personne, sauf ceux qui se trouvent dans cette situation…Le réalisme, c’est vivre avec un smic, et voir qu’au 15 du mois, tu es déjà à découvert!! Il est même devenu très difficile de rêver!!

  • jacques dit :

    Katy, je suis d’accord avec toi et tout le monde semble reconnaitre qu’on voit aujourd’hui émerger une population de nouveaux pauvres constituée de personnes qui pourtant ont un boulot qui jadis était bien perçu et, je crois, correctement rémunéré.

    Maintenant la question est que cette époque date d’un temps où les pays industrialisés régnaient sur un monde où tout ce qui n’était pas eux était peu ou prou des colonies.

    Notre problème, c’est qu’aujourd’hui nos colonies veulent leur part du gâteau : les chinois et les indiens nous piquent nos industries et les emplois qui vont avec, les pays arables et la russie nous imposent une énergie au prix fort, les cours des matières premières s’envolent, …

    Bref, on est en train de vivre un (légitime ?) rééquilibrage des forces à l’échelle planétaire.

    Alors oui, je crois que ça se fait dans la douleur. Et je crois aussi malheureusement que ce n’est qu’un début.

    Et dans toute cette remise en question, ceux qui s’accrochent (de façon compréhensible) à leur situation ancienne souffrent. Et ceux qui sont le plus tendus financièrement souffrent encore plus car rogner sur un budget qui est déjà péniblement à l’équilibre, ça n’est pas toujours possible.

    Maintenant quand on a dit ça, que peut-on proposer ?

    Déjà on peut commencer par jeter des pierres sur ceux qui achètent des voitures japonaises ou chinoises : j’ai un peu voyagé dans ces pays, tu ne verras jamais de voiture française au Japon, pays de près de 150 millions d’âmes. Alors pourquoi ne pas leur renvoyer l’ascenceur puisque, comme diraient les commerçants “nos emplettes sont nos emplois” ?

    Ensuite pratiquer le geste consommateur militant et regarder les étiquettes : en priorité on achète français, ensuite européen (UE), ensuite europe élargie, ensuite monde, … en appliquant individuellement des critères de moralité ou de performance sociale des pays.

    C’est en effet toujours facile de caisser les gouvernements successifs sur l’attitude qu’ils ont ou qu’ils n’ont pas vis-à-vis de tel ou tel pays alors que nous mêmes nous en fichons gaillardement quand nous traverson les rayons des supermarchés. Or, l’Etat, c’est nous !!!

    Ensuite, il faut comprendre que la fonction publique a été pendant des décennies un outil de régulation du chômage pour des gouvernements successifs. Aujourd’hui on ne peut plus payer la note alors, oui, il faut (enfin) dégraisser le mammouth et avoir une attitude responsable.

    L’éducation nationale est touchée : oui. D’accord, mais comment ? Qu’on me dise en détail ce qui va être impacté, avec quelle stratégie de redéploiement, quel objectif de résultat, … Ensuite je verrai si le projet me semble acceptable ou pas.

    Ensuite, maintenir, augmenter, diminuer le nombre de prof, très sincèrement ce n’est pas, je crois, le problème. Le nombre et la répartition n’est là que pour répondre à un besoin. Peut-on d’abord se mettre d’accord sur ce besoin, ensuite nous verrons ce qu’il faut pour le satisfaire.

    Or aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression que l’argumentair des opposants, c’est de dire qu’il ne faut pas y toucher parce qu’il ne faut pas que ça baisse.

    Ah bon, et pourquoi il ne faudrait pas que ça baisse ? Pouyrquoi est-ce que ça devrait être un interdit ? un tabou ?

    Sinon que faut-il faire ? Forcément augmenter le nombre de prof ? Et qui les payent ? En terme économique : Qui va produire des richesses supplémentaires pour payer ces fonctionnaires ? Et surtout qui va acheter les richesses supplémentaires produites, générant ainsi le cash qui va permettre de payer les fonctionnaires supplémentaires ?

    Le monde est vivant, les sociétés aussi. Celles qui ne s’adaptent pas iront je crois à leur déclin.

  • katy dit :

    Bonjour à tous et à Jacques: je vais tenter de répondre aux questions que tu soulèves; même si je ne suis pas toujours entièrement d’accord, j’apprécie la façon courtoise dont les propos sont évoqués.Voir émerger une population de nouveaux pauvres, c’est utopique, cette population a toujours existé, mais elle se fondait sans doute mieux dans la masse? La vie était compliquée pour le bas de la France comme elle l’a toujours été, si on observe une vision diachronique, les monarchies ont toujours existé, les tyrans sanguinaires ont régné, ont ourdi des complots pour accéder au pouvoir et attirer à eux toute la richesse, au détriment du plus grand nombre,et, hormis quelques soubresauts fantastiques et des révoltes populaires menées par des intellectuels, ou en tout cas des personnes cultivées, on en est toujours au même point. Nous sommes bien sûr en République, mais cette dernière décline de jour en jour sous l’aile d’un régime autoritaire qui tente de supprimer tous les acquis pour lesquels nos parents se sont battus.

  • katy dit :

    Je continue: de nos jours, en 2008, la situation est la même, la crise est imminente et pour y trouver une remédiation, rien de tel que de taper toujours sur le plus grand nombre qui ne parvient déjà pas à joindre les deux bouts. Alors, j’entends bien toutes les explications très techniques, politiquement pointues qui tentent de prouver mathématiquement le bien-fondé de ces réformes “nécessaires”, selon ton propre avis. Je vais me placer d’un point de vue plus humain: en ce qui concerne les colonies, je pense tout d’abord que la délocalisation est une volonté patronale de gagner toujours plus d’argent en sous-payant toujours plus la main d’oeuvre, et des français ne se sont-ils pas vu proposer un travail en Roumanie contre un salaire de 300 euros? C’est là sans doute que je vais te rejoindre en disant qu’il faut acheter français pour enrayer ce travers néfaste à la stabilité de notre économie et qu’il faut acheter intelligent, et non pas au meilleur marché qui indique souvent une qualité moindre et une provenance extérieure.

    Je suis donc d’accord pour un militantisme de l’achat, mais encore faudrait-il qu’une certaine partie de la population soit éduquée en ce sens, et cela pourrait commencer à l’école, dans la dominante “citoyenneté” qui est prononcée à toutes les sauces; il est bien d’apprendre les notions indispensables, droit de vote, maîtrise des discours, etc…, mais il serait bien également d’enseigner des comportements pragmatiques (comme par exemple, comment faire ses courses intelligemment en 2008, ce qui ne paraît pas totalement inutile au vu des achats des français!).

    “Aujourd’hui, on ne peut plus payer la note”, je reprends tes propos: on ne peut plus payer la note, MAIS TOUT LE MONDE N’EST PAS DANS LE MEME CAS, je ne pense pas, on fait payer l’addition aux gens les moins aisés, pour employer un euphémisme plus respectueux, on crée une médecine à deux vitesses, une éducation à deux vitesses et on accentue la fracture entre les “imbéciles” qui n’ont pas su trouver le boulot bien rémunéré, et les autres ceux qui sont à l’aise, depuis leur naissance, on diminue volontairement l’accès aux études à ceux qui bénéficient de revenus modestes (plutôt ridicules!), donc, et pour en revenir à la question des profs, on diminue sciemment leur nombre (alors que mathématiquement parlant, on est bien d’accord, le nombre d’élèves augmente!)afin de dispenser un enseignement peu digne de ce nom, puisqu’il se résumera sans doute à faire en grande partie la police et à essayer de se faire entendre dans la masse! Alors, pour moi, oui, le nombre de profs, c’est un problème, et il semble dangereux de ne pas en avoir conscience, car l’éducation, c’est le pays de DEMAIN, à moins qu’on ne prône une élite: éducation=bourgeoisie; or, l’école laïque créée par Jules Ferry est présente pour offrir les mêmes chances pour tous; à chacun sa notion de citoyenneté, à chacun sa façon d’envisager une république JUSTE, mais je suis contre les réformes qui vont à l’encontre de la justice, de la bienséance et qui foule aux pieds les droits de l’homme (l’homme en général), et contre un régime qui saigne à blanc sa population. Dans tous les cas, une excellente journée.

  • jacques dit :

    Bonjour Katy et merci pour ta combaitivité qui me permet de pousser un peu plus loin sur le chapitre de l’éducation nationale.

    Je suis au regret de te dire que tes arguments de base sont FAUX, ARCHIFAUX.

    Pour preuve, je t’invite à aller sur le site de l’INSEE à l’dresse suivante :

    http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATFPS07119&tab_id=359

    (copie la dans le champ adresse de ton navigateur).

    Télécharge le fichier de la population d’élèves depuis 1990 et tu verras que depuis cette date, celle-ci est globalement stable, voire connait une baisse régulière sur le premier et le second degré. Ce qui augmente, c’est la population de l’enseignement supérieur (encore que cette augmentation se soit surtout faite avant 2000).

    Dans tous les cas, compare ça à l’augmentation des effectifs de l’éducation nationale et tu verras comment le ratio fonctionnaire/élève a évolué. C’est tout et c’est pour moi la seule base du débat : comment pouvoir ajuster le système au besoin.

    Concernant ensuite ton discours oppresseur / oppressé, je le considère, avec tout le respect que je te dois, totalement suranné, même s’il est encore en vogue dans les milieux libertaires.

    Ce discours uniformateur de pensée tend à faire croire que toutes les entreprises sont des multinationales gérées par des fonds de pension ne recherchant que le profit.

    Désolé, les sociétés de ce genre, ça existe … mais c’est une infime minorité du paysage. Même dans les grands groupes, il y a une réalité : on fait tourner une entreprise avec les moyens que nous donnent nos clients. Et que ces clients soient eux aussi des entreprises, des états ou des particuliers, tous fonctionnent à peu près de la même façon. Ils en veulent un maximum et veulent payer un minimum.

    Donc quand tu imagines qu’aujourd’hui, même pour vendre la dernière des rondelles ou le plus gros des avions, les offres viennent des 4 coins de la planete, tu comprends le merdier (désolé) que produit ce qu’on appelle pudiquement la mondialisation : seuls arrivent en fait à passer un peu à travers les artisans qui travaillent à l’échelon local (encore que, leurs clients étant eux-mêmes de plus en plus contraints au plan financier, ils finissent toujours par voir arriver cette contrainte).

    Dans ce système global, ceux qui s’en tireront probablement toujours le mieux, ce sont les banquiers : évidemment, puisque les gens n’ont plus les moyens de payer cash, ils ont de plus en plus recours au crédit. Et comme toutes les banques de la planete ont a peu près les mêmes objectifs de rentabilité, la concurrence est moins violente.

    Conclusion : c’est le profil de notre outil de production (prioritairement l’industrie et dans une moindre mesure les services) qui prend de plein fouet le réquilibrage en cours. La conséquence d’une baisse de compétitivité, c’est une baisse de l’activité, donc une baisse de l’emploi et de la fiscalité sur les entreprises, donc une baisse des ressources pour l’état, donc un besoin pour lui d’ajuster ses dépenses, donc une pression sur ses postes de coût, et le premier coût de l’état, c’est sa masse salariale. Point. CQFD. C’est imparable et incontournable.

    Tu peux ensuite dire que l’état peut maintenir un niveau de vie au dessus de ses moyens pour maintenir la commande publique. Mais ça, ça ne va qu’un temps. c’est presque comme pour un particulier. Au bout d’un moment tes dettes te rattrapent et tu risque de te retrouver dans la m…., mais grave.

    PS : Katy, laisse tomber le discours doctrinal et ayons un vrai échange sur les moteurs de l’économie, ce sera plus constructif. Et n’oublie jamais dans tes raisonnements que c’est le client qui contraint l’offre. Les offreurs se plient aux contraintes du marché. Pas d’alternative à ça. Tu es compétitif ou tu ne l’es pas. Et tout ce qui plombe notre compétitivité, plombe en final les comptes de l’état, donc les nôtres.

    A bientôt

  • jacques dit :

    Katy, je vais faire comme toi, je vais faire un tome 2 de commentaire.

    Au sujet de l’inégalité des répartitions, dans l’absolu, je suis d’accord avec toi. Mais le diable, tu le sais, se cache dans les détails.

    Qu’a cherché à faire l’équipe Sarko pour résumer en baissant la fiscalité des mieux lotis ? Premièrement, à rendre ces personnes moins enclines à quitter la France pour les pays voisins d’où êlles mènent les mêmes activités, mais en privant l’état de recettes fiscales. Deuxièmement, les personnes les plus aisées sont aussi les mieux conseillées en matière de placement, voir d’évasion fiscale. Donc même lorsqu’elles restent en France, ce que voit le fisc n’est pas toujours à la hauteur de la réalité. Et si tu mets trop la pression sur ces personnes, tu risques simplement de les faire passer dans le cas n°1.

    Troisièmement, et cela relève du pari du niveau d’un gouvernement, l’idée c’est aussi de dire que ceux qui ont du fric l’investissent pour partie localement dans l’activité. Bref, ce qui part en taxes ne part plus en investissement et on tranfère théoriquement idéalement à l’état cette capacité d’investissement.

    Oui mais au passage, il y a de la perte en ligne et l’état pompe une partie de cet argent pour couvrir ses charges de fonctionnement.

    Quatrièmement, oui, il y a des gens “blindés”, mais même s’ils sont pour certains très voyants, que pèsent-ils réellement en masse de richesse par rapport à la richesse globale ? Pas énorme ! Même si leur capacité à peser dans l’activité économique est réelle. Reste que, et là je te rejoins, il y a la valeur de l’exemple. Et la vertue de l’exemple, ça a son importance, je le reconnais.

    En final et en guise de conclusion, je t’invite à imaginer que celui qui dirige l’état, que tu l’appelles chef de l’état ou gouvernement, est en fait une de ces personnes devant une table de mixage du son que tu as déjà surement déjà vu dans des reportages où on voit des labos de montage d’émission TV ou d’enregistrement de CD : tu as des tas et des tas de curseurs.

    Piloter l’état signifie pour moi trouver la position idéale pour chacun des curseurs : trop haut sur l’un d’eux et c’est les investisseurs qui se barrent et les ménages qui dépriment, trop bas et c’est l’endettement qui gonfle et bruxelle qui gueule, incohérents entre eux et c’est les fonctionnaires dans la rue et les pêcheurs qui bloquent les ports.

    Maintenant connais-tu quelqu’un qui s’y connait en musique ? Et en final, quelle musique a t’on INDIVIDUELLEMENT envie d’entendre ?

    Vaste question, non ? ;-)

  • katy dit :

    Bonjour, commençons par le début: “tes arguments sont faux…”, j’accepte toujours la critique lorsqu’elle est argumentée. D’une part, je ne souhaite convaincre personne, et ne souhaite absolument pas que les autres pensent les mêmes choses que moi: je réponds à ton argument: pour moi, les statistiques sont des chiffres, de plus aléatoires, et ne remplaceront jamais un jugement humain, ainsi qu’une réflexion personnelle; c’est pourquoi, je maintiens ma position et pense sincèrement que l’on porte atteinte à la QUALITE de l’enseignement et que l’on cherche à réduire les emplois de fonctionnaires parce qu’ils représentent la grande partie de personnes porteuses d’une certaine liberté d’expression (droit de grève); ainsi, moins de fonctionnaires, moins de manifestations du contre-pouvoir, indispensable dans toute république, et pays muselé à la merci des industriels et de la RENTABILITE à tout prix (travailler plus pour gagner plus, etc, ou travailler plus pour y laisser la peau!) et efforts constants à dénigrer la culture, expression d’un peuple et d’imaginations exceptionnelles. Second point, “laisse tomber le discours doctrinal!”: on peut constater ton discours émaillé de directives qui ne me concernent guère; je vais dire que je parle sur un plan humain, comme il me convient car je suis sur un blog d’échanges, et rien ne dit que tu ne puisses dialoguer avec une personne beaucoup plus compétente que moi sur le plan économique; je soulignerai malgré tout que j’ai appris des choses intéressantes de ta part et que je te suis gré de ta courtoisie et de ton désir d’échanger. Quant au ton surrané que tu m’assignes, je suis très contente, car surrané ne signifie pas nostalgique, mais empreint de certaines valeurs communes à un esprit humain depuis des millénaires, et bien qu’une société évolue comme tu l’indiques clairement, ce n’est pas dit qu’elle évolue dans un sens hyper-positif, et pour moi, la dimension humaine reste primordiale, voilà tout.

    Oui, en musique il y a des gens qui s’y connaissent, et surtout en textes et paroles, alors quand on est à cours d’idées, il faut parfois se retourner et voir se profiler au loin nos prédecesseurs, car nous n’avons rien inventé…je crois surtout qu’il faut se méfier du pouvoir qui est une arme dangereuse pour un homme seul! A voir, n’est-ce pas?

  • jacques dit :

    Bonjour Katy, j’avoue que j’attendais tes commentaires avec impatience. Au passage, un petit message à Deb : pourriez-vous créer quelque part un espace d’échange sur des grands thèmes plus généraux : différence gauche/droite, quel modèle de société, comment intégrer la mondialisation comme un fait, …

    Revenons à nos moutons.

    Katy, comment peux-tu balayer d’un revers de la main des éléments factuels, chiffrés, produits par un institut officiel (peuplé de fonctionnaires qui plus est donc, si je suis ton raisonnement, producteur d’un travail de qualité) pour te fier exclusivement à ton seul instinct ? Instinct qui plus totalement orienté en fonction de tes convictions politiques.

    Je ne t’accuse pas de partialité, mais reconnais quand même que c’est un peu rapide, non ?

    Ensuite, pourquoi réfutes-tu, comme beaucoup d’autres et depuis des décennies, le principe d’une réorganisation de l’éducation nationale. Le monde a terriblement changé depuis des décennies. J’ai personnellement fait une grande école il y a une vingtaine d’année. Aujourd’hui presque tout son programme a été changé, tout a été bouleversé parce que ce qu’on apprenait à mon époque, et ce n’était pas il y a si longtemps que ça, est devenu pour nombre de matière totalement obsolète.

    Qu’aurait-il fallu faire ? Rester accroché envers et contre tout sur le programme initial au motif que les profs concernés, d’une bonne quarantaine d’année pour la plupart d’entre eux, étaient difficilement reclassables et ce au risque de produire des jeunes diplômés eux mêmes obsolètes et décalés par rapport aux besoins des entreprises.

    Eh bé non, tout a évolué. L’entrée massive de l’informatique a fait basculer des pans entiers d’enseignement, des dizaines d’équipements ont été mis au rencards et le personnel administratif a lui aussi connu une restructuration / mise à niveau pour coller toujours mieux à l’évolution de la demande (stage en entreprise, échange à l’international, cursus croisés avec d’autres filières, …). Et ceux qui n’ont pas su (ou voulu) s’adapter ont été progressivement écartés.

    Quelle alternative y avait-il ?

    La question de la fonction publique me semble être liée à cet exemple : on essaye de mettre sur pied des organisations pour suivre ce qui bouge dans le paysage, mais une partie de la structure ne bouge que trop lentement, voire refuse tout simplement de bouger. Donc l’état empile des moyens pour quand même arriver à suivre le mouvement mais sans faire totalement le ménage dans ce qui devient obsolète.

    Il faut dire aussi que depuis les années 70, cela l’arrange aussi d’utiliser la fonction publique comme régulateur du chômage : ce n’est pas quand le chômage augmente régulièrement qu’on peut se permettre (politiquement) de dégraisser la fonction publique. Aujourd’hui, il y a surement une opportunité dans la baisse observée du chômage. Relâcher des fonctionnaires sur le marché de l’emploi, ou à défaut ne pas les remplacer à leur départ en retraite, peut peut être passer sans douleur au niveau des statistiques GLOBALES. Mais, je suis d’accord avec toi Katy, au plan individuel, c’est sûrement aussi des situations particulières à prendre en considération.

    J’aimerais ensuite parler de ta vision manichéenne du monde : on dirait toujours qu’il y a les gentils fonctionnaires d’un coté qui défendent les intérêts de tous les autres, et les méchants du privé à côté qui sont, soit tortionnaires, soit exploités.

    D’une part, à ma connaissance, la fonction publique a aussi son lot de “petits chefs” qui rivalisent en connerie avec les “petits chefs” du privé. D’autre part, dans ton entourage Katy, tu as sûrement des amis ou relations qui travaillent dans le privé. Ils sont dans quel camp ? Les tortionnaires ou les exploités ? Les salauds de bourreaux ou les employés tellement pleutres qu’ils baissent la tête en voyant passer les chefs.

    Tu as une vision à mon sens trop caricaturale. Mon point de vue sur la question est que les cons, les salauds, les profiteurs, … cela existe et en quantité équivalente dans toutes les couches de la population, fonctionnaires et privés, riches et pauvres, libéraux et marxistes, de gauche et de droite, du plateau de latresne et de la vallée, ….

    D’une certaine façon, on pourrait dire que la connerie est la valeur la plus démocratique qui soit. Nous en sommes tous plus ou moins dépositaire d’une partie que notre environnement plus ou moins amical considère comme forcément exceptionnellement plus forte que la sienne.

    Je ferais enfin ici remarquer à quel point nous fonctionnons aujourd’hui sur un mode totalement schizophrène : à titre individuel, nous nous posons tous arrivés à un certain âge la question de savoir ce que nous pourrons léguer à nos enfants à la fin de notre vie, mais à titre collectif, nous nous fichons éperdument de savoir ce que coûtera en termes de dette ce à quoi nous nous accrochons désespérément. Une toute petite lueur commence toutefois à poindre à travers la question du développement durable. Je te laisse néanmoins juge, Katy, de l’engagement des nations sur le sujet et des personnes quand il s’agit de choisir une nouvelle voiture (elles sont quand même vachement bien ces grosses machines qui bouffent l’espace des routes et engouffrent les litres de gazole) ou de prendre son vélo pour faire 1 km.

    A bientôt

  • dalbin dit :

    Bonjour,

    Intéressant votre échange mais je crois que vous ne parlez pas exactement la même langue : d’un côté une Katy, un brin utopique, qui parle avec ses tripes et son coeur, de l’autre Jacques, pragmatique, qui analyse et rationnalise.

    La parfaite incarnation de la dualité française, coeur à gauche, portefeuille à droite.

    Sur quel terrain pensez vous pouvoir trouver un terrain de compromis satisfaisant pour chacun de vous ?

    Pas la connerie comme valeur démocratique ultime, j’espère, ce serait un peu trop désespérant.

    Pour ma part, j’aime bien la thématique du développement durable, à condition de la voir sous un angle planétaire global. C’est à dire avec l’intégration du développement des pays tiers (et en particulier défavorisés) comme un facteur incontournable de l’équilibre de la planète.

    Maintenant effectivement la notion d’équilibre dépend de l’échelle à laquelle on l’observe : calme en surface, chaotique à l’échelle microscopique.

    Pour ceux qui ont quelques notions de physique (quantique), cela doit rappeler quelque chose.

    Donc quelque part, ça a quelque chose de rassurant : le grandes loi naturelles restent applicables, même sur des organisations humaines.

    Amicalement

  • katy dit :

    Bonjour, bien évidemment qu’on ne parle pas la même langue et heureusement, en fait. Merci à Jacques pour la réponse que je trouve vachement bien construite, et où je le rejoins enfin lors de sa conclusion: que la connerie se situe dans tous les camps. Ai-je des amis dans le privé? Je suis dans le privé, et les petits chefs en prise avec le pouvoir ressemblent étrangement à ceux du public, avec 300 euros de plus que leurs collègues, ils se croient détenteurs d’une mini-dictature, et se croient parvenus (à quoi?) car la connerie embue le cerveau, et la bêtise étouffe vite toute réflexion! Donc je ne parlais pas seulement par instinct, je pensais juste pouvoir dialoguer, comme ça, au détour d’un blog! Bien, voici Dalbin avec qui tu dois pouvoir converser à propos du développement durable, salut et à bientôt!

  • katy dit :

    Allez, on détend l’ambiance! il y a des gens sans fric et sans coeur, et des gens “blindés”, et qui ont des sentiments et comportements magnanimes! bon week-end!

  • katy dit :

    Je reviens à nos moutons: les chiffres parlent et disent ce qu’ils veulent malgré une certaine rigidité. j’ai pu en consulter quelques-uns également, en ce qui concerne le nombre de postes offerts aux enseignants, disons 980 contre 1200 les années précédentes, devant un nombre accru d’élèves (vérifiable aussi déjà auprès du collège de Latresne), alors évitons de parler d’instinct, mais plutot de recherches sur le terrain et non dans des cahiers de statistiques soigneusements tenus!

    Certains programmes se sont effondrés, oui, ça dépend de la branche, à la fac par contre, peu de choses hormis des formalités admisnistratives et modalités d’examents différentes, on n’a pas encore mis notre ami Montaigne en quarantaine sous prétexte que le monde évolue, et que l’obsolescence est devenue reine à ton sens (pas au mien), j’arrive encore à croiser des être humains, rares, mais quand même!

    Pour nos différences plateaux/libéraux;vallée/marxistes, ceci est vraiment un peu caricatural, mais laissons, cela prouve que la discrimination se trouve elle-même dans la répartition géographique, et afin d’atténuer de fâcheux bruits d’échos, il serait préférable de quitter un instant ta table de mixage et de te rapprocher de ta fenêtre…

  • katy dit :

    PALME D’OR POUR LAURENT CANTET! Un petit fonctionnaire enfin reconnu!

  • kohnlili dit :

    Très chers tous, J’admire en vérité ceux qui savent encore raisonner en termes généraux. Ma spécialité c’est le microscope. Quel que soit le nombre des professeurs, tout passe par la qualité de la relation prof-élèves. Aucune école n’apprend cela, pas plus qu’on n’apprend à devenir bon comédien ou bon dragueur. Seulement, la France est le seul pays à ma connaissance où on tape sur les profs à ce point-là, les traitant à longueur de colonnes de fainéants et de ringards. Après ça, les élèves les prennent tous pour des branques, et il suffit d’un seul élève pour détruire toute une classe, et faire accuser le prof d’incompétence. Je voudrais que l’on forme les profs à la psychologie de l’adolescent, à la modestie, à ne pas s’imaginer qu’un cancre est un voyou. Et àles laisser libres. Le plus libre possible. Quand j’étais en forme, je tenais à bout de bras une classe hypernombreuse (une fois, deux heures impeccables avec70 élèves.Et une fois où je n’avais pas la forme, avec 4 élèves, j’ai été obligé d’en virer deux. Formez les profs, comme des comédiens ou comme des séminaristes.Et ensuite, qu’on arrête ces articles injurieux, qui démoliraient aussi bien les boulangers, les pompistes, les flics, les couturières… Qu’on arrête de nous traîner dans la merde. Je propose qu’au lieu du défunt service militaire, on fasse un service scolaire : un trimestre obligatoire. Et on verrait dans quel état ils seraient, les dénigreurs, au bout des fameuses 18h par semaine. J’en connais qui au bout d’un trimestre seraient mûrs pour l’asile. Allez tous, dès que vous en aurez l’occasion, voir Entre les Murs. Le peu que j’en ai vu, c’est exactemement cela : une fournaise sympa, mais où tout peut déraper d’un moment à l’autre. Et tous les métiers ontleur côté chiant ou périlleux. On arrête de dresser les professions les unes contre les autres. Ma première année d’exercice, c’était 67/68 : putain ce baptême ! Et depuis, j’ai vu tous les gouvernements,je dis bien tous, s’ingénier à démolir l’enseignement, petit à petit, pierre à pierre. Parce que comme disait un de mes élèves: “Qu’est-ce que vous voulez que ça me foute votre passé simple,moi ce que je veux plus tard c’estconduire des camions.” Tant qu’on encouragera les “gens” à penser comme ça, la culture se fera la malle. A part ça, il pleut.

  • jacques dit :

    Dis moi Katy, ferais-tu preuve d’obscurantisme fanatique ou d’entêtement frénétique ?

    Depuis quand les chiffres disent-ils ce qu’ils veulent ? Pour moi, les chiffres sont les chiffres et c’est seulement à nous de leur donner un sens. Sens qui sera naturellement teinté de nos certitudes ou convictions personnelles. Et c’est à partir de là qu’on peut effectivement discourir.

    Ensuite faut-il se baser sur l’exemple de Latresne pour le généraliser à l’ensemble de la France ? Dans ce cas, je pourrais comprendre que tout le monde râle. Ce serait fabuleux : après avoir hurlé sur tous les toits que Paris n’était pas la France, nous découvririons enfin aujourd’hui que c’est Latresne qui l’est.

    Plus sérieusement, si on prenait plutôt le cas de Castillon, de Périgueux, de Villeneuve d’Agen, de Tulle, d’Oloron, …, il me semble que ce n’est pas les postes de 25.000 personnels de l’éducation nationale qu’il faudrait supprimer, mais ceux de 50 à 60.000.

    Alors évitons les observations à une échelle trop microscopique, si tu veux bien.

    Maintenant ce que tes propos et mes objections tendraient à démontrer, c’est qu’en fait la question (une fois de plus), c’est la flexibilité de l’organisation de l’éducation nationale aux évolutions des besoins des territoires. Dans les exemples cités, la question serait donc de motiver, ou à défaut d’imposer aux personnels des communes en perte de vitesse démographique de venir dans notre eldorado de l’entre-2-mers dont la démographie a été soutenue ces dernières années par l’installation massive de jeunes ménages. Mais combien de temps ce mouvement durera t’il ? Parce qu’à un moment, quand le territoire sera saturé, sa population va elle-même commencer à vieillir et le nombre d’enfant va commencer à diminuer.

    Et chère Katy, si tu regardes à nouveau les chiffres des derniers recensements de Latresne, tu pourras constater que ce mouvement est déjà engagé pour notre commune.

    Par ailleurs les élus des communes qui se vident, laisseront-ils partir leurs enseignants ? Pas bon pour l’image politique, ça.

    Enfin, où as-tu lu que j’avais dis que les libéraux étaient sur le plateau et les marxistes dans la vallée ? Je crains que tu ne projettes un peu, chère Katy.

    A ma connaissance, il n’y a que des gaulois dans la plaine.

  • jacques dit :

    Puis-je savoir Kohnlili à qui s’adresse votre billet d’humeur ? Sinon, pour essayer d’y répondre, je dirais que je vous crois un peu à côté de la question, voire de la plaque.

    Qui a ne serait-ce que sous-entendu que les profs n’étaient qu’une troupe de joyeux branleurs (je résume). Je relis, je relis, et non, je ne vois rien de cela.

    La question que vous évoquez rejoint pour moi plus globalement celle de la dégradation de la notion du respect des autres, de la sanctification des enfants.

    Remontez plus en arrière encore que votre période glorieuse où vous teniez 70 élèves. Observez comment l’image du prof s’est régulièrement dégradée. Mon grand père était instituteur et mon père professeur de collège près de Lyon. Je me souviens encore de leurs échanges il y a 10-15 ans sur la question du bilan de mai 68 et des années qui ont suivies pour l’éducation nationale : mon père qui s’était assez largement dans le mouvement libertaire avait fini par concéder qu’en matière d’encadrement général (cellule familiale + école), la corde avait été beaucoup trop relâchée.

    Que ce qu’on avait appelé « Liberté » se traduisait en fait chez certains enfants comme une forme d’abandon de la responsabilité des adultes. Et l’abandon est un sentiment que tous les psy vous décriront comme une des plus puissants moteurs de révolte et de provocation.

    C’est probablement une des choses les plus dures qui soit de trouver la juste mesure en matière d’application de l’autorité. Et c’est d’autant plus dur qu’un enseignant intervient auprès d’enfants en parallèle et après d’autres enseignants.

    Chacun d’eux à son style et sa pratique, mais qu’un seul dérape un peu sur le terrain de la relation avec les élèves sur un mode « copain » et c’est très difficile pour lui et pour tous les autres ensuite de remonter la pente.

    Et cher Kohnlili, vous le savez comme moi et comme Katy, chez beaucoup d’enseignants, en fac ou ailleurs, cette frontière est souvent gaillardement franchie.

    Je ne voudrais pas que mes propos soient interprétés comme un appel à l’autorité, ce n’est absolument pas mon intention.

    Je pense en revanche qu’il nous est tous indispensable de nous interroger sur la façon dont nous concevons notre relation à l’autre et dont nous souhaitons que les enfants dont nous avons la charge l’intègrent dans leur comportement.

    Vous remarquerez enfin que j’emploie de façon répétée le terme d’enfants et pas d’élèves ou d’étudiants : ce n’est pas innocent. J’ai souvent entendu mes aïeuls répéter que derrière ces qualificatifs on oubliait toujours que c’était d’enfant dont il était question.

    Et le propre d’un enfant, c’est de toujours chercher à pousser les limites plus loin. C’est son mode fondamental de construction.

    Alors est-ce que cela s’intègre dans notre débat sur les effectifs de l’éducation nationale ? Peut être en avez-vous une idée ?

  • katy dit :

    Je pourrais te retourner les mêmes critiques (à propos d’obscurantisme fanatique et d’entêtement frénétique!), mais disons que je vais m’en tenir à une parfaite courtoisie, car tu ne sais finalement pas gérer un dialogue et ne t’enfermer que dans ta propre pensée; il me semble cependant que tu disais qu’il ne fallait pas se cantonner à sa propre cellule familiale, c’est bien ce que tu fais avec tes aîeux et leur psycho-rigidité? Mais n’est-ce pas toi qui me parles sans cesse d’un monde en pleine évolution, qu’il faut savoir évoluer et que des pauvres nazes de la quarantaine environ ne savent pas évoluer? Moi, je salue Konlili, enfin un prof qui se manifeste, et qui défend l’amour de son métier! pour ma part, je ne considère pas son “billet” comme un propos d’humeur, je ne pense pas non plus que ce soit un obscurantiste endiablé, seulement une personne qui explique son point de vue sur le métier, et qui dit qu’un fonctionnaire de cette espèce n’est sans doute pas si inutile (même s’il coûte cher à l’état, voir supra dans tes réflexions précédentes); c’est une personne qui parle avec son vécu, son âme et ses tripes, car c’est bien un métier de terrain, malgré l’appelation erronée de fonctionnaire (alors là, on peut penser aux technocrates qui pondent des lois à côté de la plaque, eux, ils sont vraiment à côté de la plaque!) Mon cher Jacques, je n’ai pas ramené Latresne à un niveau national, j’ai cité un exemple seulement, qui est valable d’ailleurs dans toutes les écoles en général; tout le monde est au fait des difficultés dans l’enseignement, ou bien alors c’est toi qui as des oeillères et qui ne cesses de nous parler en termes économiques et inhumains, alors laisse tomber ce carnaval, et parle en homme, avec des propos qui viendraient de ta personnalité propre. Pour répondre à ta question finale, “est-ce que cela s’intègre ds notre débat sur les effectifs de l’éducation nationale”, je te répondrai que la question sur les effectifs (chiffres) c’est toi qui t’es apesanti dessus et qui as souhaité occulter sans cesse, le côté humain, c’est à dire le côté réaliste du problème. Voilà mon idée, dans tous les cas, et quant à Konlili, es-tu passionné par les chiffres et les statistiques ont-elles vraiment compté quand tu as enseigné?

  • katy dit :

    A Jacques: je me permets de rajouter quelques mots, qui viennent de m’interpeller: c’est bien d’enfants dont tu parles, derrière les élèves et les étudiants, voici un bon début de raisonnement, c’est après que tu dérapes; en effet, c’est bien là mon propos, et afin de bien s’occuper d’ENFANTS, n’est-il pas nécessaire qu’ils soient fort bien encadrés? et qu’ils ne soient pas en surnombre, car après le terme approprié devient “du bétail” qu’on parque tant bien que mal, et que les plus forts survivent, tant mieux et pour les plus faibles, et bien on verra dans le siècle suivant! Voilà, on demande juste que les gens prennent conscience de ce problème, c’est de ça dont il s’agit!!!!!!!

  • jacques dit :

    Chère Katy, je pense qu’à l’avenir (s’il y a a un avenir) j’éviterai de prendre un ton trop léger, voire de faire de l’humour.

    Car comme dirait Desproges, on peut plaisanter de tout mais pas avec n’importe qui.

    Désolé que tu prennes les choses sur ce ton. Je vais donc te laisser à tes débats idéologiques mono orientés avec Kohnlili puisqu’il n’y a que le langage des tripes que vous voulez écouter, ceci probablement parce qu’il permet d’éviter de se poser trop de questions. Donc allez-y, continuez à vous bourrer le mou sur les enfoirés qui nous dirigent et qui ne pensent qu’à casser de l’intello (et de gauche de préférence je suppose).

    Enfermez-vous vous aussi dans vos guéguerres perdues d’avance, continuez à hurler comme il est de coutume chaque fois que quelqu’un propose autre chose que d’augmenter les budgets et les effectifs de l’éducation nationale.

    Et surtout, puisque tu parles d’œillères, n’oublies surtout pas de les garder (sans oublier le casque sur les oreilles et avec de la musique dedans … l’internationale de préférence qui tournera en boucle), en particulier quand on posera la question des filières certes intellectuellement intéressantes mais à débouché hautement hypothétique pour les étudiants qui s’y aventurent.

    Pour dernière info (au cas où ta soupape de sécurité ne se serait pas encore complètement ouverte et que tu ai parcouru mon commentaire jusqu’ici), j’aimerais simplement te dire que lorsqu’on décide de réfléchir sur un sujet, on commence à poser les données dont on dispose. Que ce soit les stat que je me suis (moi !) donner la peine d’aller chercher pour essayer de comprendre de quoi je parle et comment les gouvernements peuvent réfléchir, que ce soit à travers les propos de mon environnement familial que je vous ai relaté (et que je ne partage pas toujours nécessairement), je n’ai fait qu’essayer de poser quelques données du problème.

    Tu peux dire m… aux stat, tu peux me demander d’envoyer balader les propos de ceux qui n’entrent pas dans ton schéma de pensée (le fait qu’ils soient de ma famille n’est qu’un élément secondaire), tu peux enfin rester simplement sur le périmètre d’éléments d’appréciation qui te convient, c’est maintenant toi qui voit à quel moment tu seras prête à accepter d’échanger et d’argumenter.

    Je ne prétends pas avoir raison, j’aspire seulement à des échanges sur la base d’arguments simples et factuels. Je n’ai dès lors rien contre tes tripes, mais entre nous, je m’en fous de tes tripes. Essaie simplement, même rien qu’une fois, de raisonner et de chercher à démontrer quelque chose par des éléments factuels sur lesquels nous pourrions débattre et peut être nous mettre d’accord et alors, mais seulement dans ce cas, nous pourrons poursuivre cet échange.

    PS : Essaie vraiment de raisonner. Tu verras quand on s’y essaie une fois, on ne voit plus les choses de la même manière et on finit la plupart du temps par aimer ça. Une vrai drogue de penser hors des clichés !

  • DEB dit :

    Je vois que c’est ici un forum, et c’est tant mieux. Permettez-moi de temps à autre une petite visite…

  • Denis dit :

    Je vois que Katy a encore réussi a nous mettre quelqu’un de bonne humeur.Et oui, mon cher Jacques, il y a parfois des gens qui affichent des idee très libertaire mais qui sont en fait completement coincé dans leurs certitudes.

    Et plus embetant encore qui deviennent agressif quand on les bousculent dans ces certitudes.

    Pour ma part, je suis d’accord avec toi quand tu dis que la fonction publique n’a pas la culture de la remise en question : pour beaucoup de personne, ce qui a ete doit etre maintenu envers et contre tout.

    Mais il faut aussi dire que sur beaucoup de projet de reformes sont fait par des mecs dans des bureaux qui n’ont aucune conaissance du terrain.

    Alors forcement quand les autistes parlent aux sourds, le debat a du mal a s’établir et la comprehensio mutuelle est aleatoire.

    L’ideal serait que ceux qui ralent acceptent de parler des chiffres de statistique dont tu parles. déjà pour nous, ça nous permettrait peut etre de mieux comprendre de quoi on parle, de savoir si il y a vraiment un probleme qui se pose et quelles sont les arguments de chacun en faveur de telle ou telle réforme.

    Mais sur ce sujet comme sur d’autres, je pense vraiment que les décideurs de tous bords ont vraiment trop interet a nous laisser nous chamailler sur des questions de surface plutot que de chercher à nous rendre a chaque fois un peu plus intelligent sur ces questions.

  • katy dit :

    J’ai cru comprendre que ce blog n’était pas un blog politisé, mais un endroit où l’on pouvait trouver des informations sur Latresne. Pour ce genre de truc, il y a le blog de JLH où je viens de retrouver tous nos amis, denis, dalbin, manono, jacques. Voici pour vous un blog où il y a lieu de réflexion, pour ma part je ne souhaite guère parler de politique, et ne souhaite guère me faire houspiller par JACQUES qui me traite de sale intello de gauche(avec la musique en boucle, etc..), attaque très basse car je souhaitais seulement parler d’un sujet qui m’importait.

    Faisant FI de ce cliché obsolète dans lequel il tient à m’enfermer, je vais faire preuve de citoyenneté et ne pas dériver vers des attaques personnelles (comme certains qui se précipitent afin de rallumer des braises près de s’éteindre). Dans tous les cas, personne ne détient la vérité, seulement des convictions que l’on aimerait parfois , à juste titre voir partagées…

    Or, ce n’est pas toujours le cas et il convient d’accepter l’altérité: et c’est sans doute là vers quoi tend le blog: échange en toute courtoisie.

    Parfois, les échanges sont difficiles, abrupts, même, et les langages différents.

    A DEB: Bienvenue sur ton blog

    A Konlili: magnifique de conviction et d’amour pour son métier!

    A Denis: …

  • Chris33360 dit :

    à katy : non katy, tu ne souhaites pas vraiment échanger, tu souhaites surtout qu’on t’écoute et qu’on adhère à tes idées. Personne ne t’a jamais traitée de sale intello de gauche comme tu dis. En revanche, j’ai remarqué que tu avais une tendance paranoïaque certaine qui fait que tu prends systématiquement comme attaque personnelle les objections que l’on te fait. Personne ne t’a non plus jamais critiquée pour tes idées. En revanche, tes iédes ont été critiquées. Puisque tu te proclames intellectuelle, je pense que tu saisira la nuance. A ce sujet, je voudrais ajouter que les personnes qui s’autoproclament intellectuelles (de gauche ou d’ailleurs) m’agacent au plus haut point. Elles chercheraient ainsi à démontrer qu’il y a une pseudo élite qui pense et qu’il y a une pas élite du tout qui n’en est pas capable. Ce faisant, et l’échange que je relis dans ce blog le confirme une fois de plus, les pseudos intello en arrivent presque quasi systématiquement au déni du droit d’autrui à réflechir et à objecter. Et ce qui qu’il y a de plus ridicule dans cela, c’est que la notion d’intello va, comme ici encore, souvent accollée avec le terme “de gauche”. Ceux qui se disent les défenserus des droits de l’homme. Pour moi, il n’y a pas plus d’intello de gauche que de droite. Il y a des gens qui, à un moment donné, décident d’exprimer leurs idées et de les confronter à celles des autres. Au risque de de voir les réviser, voir d’en changer. Mais ça ce n’est pas être intellectuel, c’est simplement être intelligent. Et l’intelligence n’est ni de gauche, ni de droite, elle est chez toutes les personnes qui acceptent d’exploiter au moins une partie de la richesse de leur cerveau en l’ouvrant aux autres. Et dans cette discipline katy, tu as encore beaucoup de progrès à faire. A jacques : merci pour le lien vers le site de l’INSEE, je ne savais pas qu’on pouvait accéder aussi simplement à toutes ces données. C’est fabuleux d’enseignement et ça m’ouvre baucoup de perspectives et de pistes de réflexion. Salutations à tous

  • jacques dit :

    Dis moi katy où as tu vu de la politique dans nos échanges ? Moi je n’ai exprimé que des idées. Qui ne correspondent pas aux tiennes apparemment.

    Mais seulement des idées.

    Donc désolé d’avoir heurté ta sensibilité mais tu t’es peut être engagée un peu vite dans une discussion d’adultes. Dans ce cas, il est certain que d’avoir un point de vue seulement basé sur des certitudes issues d’années à ressasser du dogme et de la doctrine de gauche, ça fait un peu juste. Cela étant, ça suffit quand même pour envoyer ballader ceux qui sont en mesure de t’objecter des faits face à tes arguments pour le moins approximatifs et réducteurs.

  • DEB dit :

    Comme si les idées n’étaient pas politiques, intrinsèquement politiques Jacques !

    Ce qui d’autre part est assez inquiétant c’est que vous l’accusez, les uns et les autres, de vos propres défauts.

    A+

  • dalbin dit :

    Bonjour,

    On dirait que les échanges s’accélèrent en ce moment ici. Bref si on résume, Katy se plaint d’être sur un site qu’elle croyait non politisé mais où les intervenants aspirent à échanger des idées.

    Or Deb nous fait (justement) remarquer qu’une idée est par essence politique (hormis peut être celle que ma grand-mère a un jour pu avoir lorsqu’elle s’est osée à ajouter un zeste de canelle dans sa célèbre recette du flan aux pommes… encore que la canelle, c’est déjà politiquement connoté).

    En conséquence de quoi, j’en déduis que Katy se serait malencontreusement égarée dans une cuisine virtuellement politique où les soupes sont anormalement épicées pour son palais trop habitué aux sirops douceureux des dogmes bien établis (ouf, je commençais à manquer d’air !).

    Une sorte de conformisme de gauche combiné aux forces de l’ultra réaction de la gauche extrême.

    C’est au delà du passionnant. De l’inédit politique local accomodé à la façon reality show .

    Un vrai spectacle d’avant garde. Truffaut aurait été heureux de la spontaneïté de ses enfants.

    Cordialement

  • DEB dit :

    Ne t’inquiète pas Katy, je suis avec toi. Ils ne sont pas méchants tu sais… Ce ne sont que des hommes…

  • katy dit :

    Bonjour à Chris, mais ma chérie, on se présente d’abord avant de prendre parti pour Pierre ou Jacques… Quant à toi, quelles idées as-tu mis en avant, quel débat? Et Que mes propos vous déplaisent, je n’en suis que trop consciente, mais si je ne souhaitais vraiment pas échanger, je ne répondrais pas à tous vos petits mots de tendresse qui me touchent gentiment! Dans un premier temps, je ne relève pas tous les trucs et les rancoeurs qui vous concernent seulement, je ne doute pas que ma réflexion ne soit pas arrivée à l’acmé de sa mâturité, mais je ne désespère pas, jamais, je me remets en question par rapport à mon cheminement personnel, et souhaite ne pas avoir à clamer ma supériorité intellectuelle un jour comme vous le faites;

    A Jacques, tu n’exprimes que des idées, mais moi aussi, des mots et des idées, même s’ils semblent déplaîre ont le droit d’exister (c’est le fondement du débat); mais puisque vous semblez détenir le monopole de la réflexion, je ne demande pas mieux que d’écouter vos débats, et que vous me donniez des leçons, j’accepte.

    A Dalbin, laisse tomber ta grand-mère et sa canelle, et t’en fais pas je ne sais même pas faire de flan! Quant au conformisme, il semble qu’il ait une bonne part, à droite aussi… Je crois, Dalbin, que tu es président de l’APE, et au lieu de parler d’inédit politique ou autre, il y a des choses plus importantes à construire, et je me propose comme bénévole pour l’assistance aux élèves en difficulté, ceci pour exprimer qu’il est complètement déplacé de parler de gauche extrême dans le cas présent et que ma démarche reste constructive et ouverte.

    Bien à vous tous, et une excellente journée!

  • katy dit :

    C’est quand même fou comme CD a pu nous inspirer!

  • DEB dit :

    Katy, je pense que cette page est devenue un forum.

  • dalbin dit :

    Ce n’est pas seulement un forum, c’est devenu une vitrine médiatique où il faut se montrer au milieu du plus grand happening jamais vu … à Latresne. Ca doit vous plaire, non, mon cher Deb ?

  • dalbin dit :

    Bon Katy, tout d’abord bonsoir puis ensuite un petit mot sérieux au milieu de ces tourbillons verbaux : vous vous proposez d’intervenir auprès d’élèves en difficultés.

    Deux questions pour éclaircir cette proposition de service :

    - d’une part il conviendrait de préciser de quelle(s) sorte(s) de difficulté(s) il s’agit. - d’autre part je souhaiterais savoir quelle serait vos disponibilités hebdomadaires.

    Si votre proposition concerne une aide à des enfants confrontés par leur famille à des difficultés à caractère social, sachez qu’il existe une structure spécialisée au sein de l’école : le RASED (Réseau d’Aide Social à l’Enfance en Difficultés). Le RASED réunit plusieurs partenaires, dont un psychologue, les directrices, les représentants de la municipalité intervenant dans le traitement des situations sociales sensibles.

    Bref sur ce point, si telle est votre centre d’intérêt, je vous invite à vous rapprocher d’une de ces personnes.

    De façon plus terre à terre, l’APE intervient plus directement auprès des enfants dans le cadre de l’Aide aux Devoirs. Attention, ceci ne doit pas à être interprété comme du soutien scolaire : nous n’en avons pas les compétences.

    En revanche, beaucoup de familles voient les 2 parents rentrer tard de leur travail. Aussi, afin d’éviter à leurs enfants de ne pouvoir faire leurs devoirs que tardivement à leur retour à la maison, des parents d’élèves proposent leur présence pour les aider à les faire à une heure raisonnable durant l’accueil périscolaire.

    Si ce genre de service, discret mais important pour certains enfants, venait à vous intéresser, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail de l’APE : apelatresne@free.fr

    Je me ferais alors un plaisir de vous orienter vers la personne qui mène cette action depuis plusiers années au sein de notre association.

    Des offres de service de ce genre, sous réserve qu’elles soient sérieuses et s’inscrivent dans la durée car certains enfants s’attachent réellement à ces moments, nous sont précieuses.

    La balle est dans votre camp maintenant.

    Cordialement

  • dalbin dit :

    Et sinon toujours le blog de l’APE pour vous tenir au courant de l’actualité des écoles : http://apelatresne.over-blog.com/

    Une petite page de pub ne peut pas nuire ….

  • DEB dit :

    Je vous invite à changer de page, par exemple à aller voir des vieilles photos de Latresne…

    http://latresne.blogsudouest.com/2008/06/03/latresne-le-bourg-photo/

  • katy dit :

    A Dalbin: Voyez mon cher Dalbin, le ton change lorsqu’on ne reste plus sur des à-priori et des discours superficiels, on ne connaît jamais vraiment les gens, et leur taper dessus en prétextant des raisons politiques, c’est absurde! Mes offres de service sont sérieuses, sinon pourquoi les proposer? Je passe le capes cette année, donc jusqu’à fin juin, un peu over-bookée, mais sans doute ai-je le niveau requis pour encadrer des collégiens, donc ,je crois pouvoir m’égarer dans les cuisines des cours de français…(au fait, il faut deux “n” à cannelle, et j’ai moi aussi hésité, parce que les géminées sont toujours un vrai problème!) Bien à vous!

  • katy dit :

    A Deb: j’ai changé de page et suis allée voir “le Latresne d’autrefois”, un peu surranée, la photo, comme certains de mes propos, mais j’aime bien le surrané, moi; ces clichés sont toujours des souvenirs qui ne peuvent nous laisser indifférents et nous ramènent chacun à notre propre histoire! Un salut cordial.

  • dalbin dit :

    Bonjour Katy,

    J’ai 3 petites choses à vous dire :

    1 - je n’ai pas particulièrement cherché à vous taper dessus comme vous dites … comme il ne m’a pas non plus semblé que qui que ce soit essaye réellement de le faire ici. J’ai bien peur que vous ne soyez partie un peu vite sur quelques traits d’humour un peu trop marqués.

    2 - je suis à l’APE maternelle et élémentaire. Pour le collège, voyez … je ne sais pas qui

    3 - Hum, … oserai-je le dire ? Allez, je me lance. Si je veux bien admettre que cannelle prend 2 “n”, accepterez-vous que suranné prenne seulement 1 “r” (et pas 2) et en revanche 2 “n” (et pas 1). Ca nous fait donc 2 fautes à 1. Je vous ai battu, chère CAPES(ienne).

    Nota : avant que vous ne jubiliez trop à l’idée d’égaliser le score, je tiens à préciser que je sais que “capétien” s’écrit avec un “t”.

    Cordialement

  • katy dit :

    Bonjour, mais je l’admets bien sûr, et, de plus je fais remarquer que je m’étais empressée de recopier “cannelle” sur vous, car, ouf, je pensais éviter de me poser la question du “un n ou 2″, “2n, 2l”.Puis en lisant un article, j’ai vu ce mot avec ses deux flamboyants “n” bien arrondis et j’ai dit cela, non sans humour également. Pour les collèges, je me renseignerai à qui de droit. Bien à vous.

  • katy dit :

    Réponse au premier point de Dalbin: je ne connaissais pas cette forme d’humour très très marquée, et il semble qu’elle n’ait pas interpellé (2l?)que moi, puisque Deb s’est permis d’intervenir, mais bon, soyons bons joueurs!

  • dalbin dit :

    Bonjour, A Jacques et aux amoureux des statistiques, je vous invite à jeter un oeil à ce site. Vertige assuré.

    http://www.worldometers.info/fr/

    Cordialement

  • DEB dit :

    Excellent ce lien mon cher Philippe… Je le relaie sur d’autres blogs où je me commets…

  • katy dit :

    AHHH, excellent, je suis morte de rire…

  • Denis dit :

    Qu’est ce qui te fait rire la dedans Katy ?

  • katy dit :

  • Denis dit :

    C’est bien ce qui me semblait. Tu ne dois pas être du genre à te marrer tous les jours, toi.

  • katy dit :

    et toi t’as l’air d’être du genre qui gonfle tout le monde sans relâche, ce qui demande une pratique journalière certainement, le genre teigne frustrée en quelque sorte.

  • amanda dit :

    Chui nouvelle sur le blog. Jcomprend pas pourquoi il y a des gens qui cherchent la merde à tout le monde …Et on a le droit de rire, à Latresne, oui ou non, et de pas rire, ciao, biz à tous

  • fabien dit :

    moi, je regarde depuis quelques temps ces pages qui défilent,dans le vide souvent, et quel intérêt pour Denis de passer systématiquement ses nerfs sur Deb d’abord puis katy ensuite, t’as que ça à foutre mec?

  • Denis dit :

    Non, je n’ai pas que ça à faire mais j’adore les compulsifs ultra-réactifs du genre épidermiques allergiques.

    Surtout ceux qui foncent en avant, tout museau fumant, dès qu’on leur agite un petit bout de n’importe quoi.

    Noter que je n’ai pas osé dire “n’importe quoi de rouge” parce qu’on m’aurait encore accusé de faire de la contre-propagande de droite.

    Mais tu as raison Fabien, c’est usant à la longue de faire toujours fumer les mêmes. Surtout parce qu’ils ou qu’elles ne réservent aucune bonne surprise du genre “Mais est-ce qu’elle n’est pas un peu en train de me faire galoper, des fois ?”.

    Non, aucun signe de lucidité soudaine, même fugace.

    Rien …..

  • fabien dit :

    Je ne comprends pas vraiment bien où tu veux en venir et pour ma part, j’aime les propos clairs, et non pas tortueux qui cachent toujours une intention, par exemple celle de faire fumer, ce n’est pas vraiment de l’ordre du dialogue et un procédé que je n’utilise pas personnellement. je ne cherche pas à sonder les autres, ni à connaître leurs limites, et les bonnes surprises n’existent pas.

  • Denis dit :

    Non Fabien, je ne cherche pas à faire fumer qui que se soit mais je n’aime pas la manière dont katy renvoit les gens dans leur but avec ses clichés simpliste quand ce qui est dit ne correspond pas a ses idées.

    Par contre, bien qu’étant de gauche, j’apprécie l’approche rationnelle de Jacques et sa recherche d’explications débarassées de tout préjugé idéologique.

    En plus il semble qu’il possède une culture de l’economie qui devrait permettre de débatre inteligemment sur du fond. Je trouve donc triste qu’il soit rembarré par des objection sans substance.

  • fabien dit :

    Ecoute, il faut bien admettre que certaines personnes soient simplistes, et personne n’engage le dialogue sur le même plan. Que tu apprécies plus certaines personnes semble logique, et l’on ne peut avoir des affinités avec tout le monde. Par contre pourquoi penses-tu qu’elle ne dit pas ce qu’elle pense?

  • katy dit :

    Désolée d’intervenir et je m’adresse à Denis: propos simplistes certes, mais je ne pensais pas qu’il fallait un doctorat d’économie pour s’exprimer sur ce blog; en tout cas, je suis d’accord avec toi pour dire que jacques exprime très bien ses idées et il aurait été intéressant que tu débattes avec lui car je sais que tu regorges d’idées.

  • katy dit :

    Je suis, en outre, étonnée que l’on se dise de gauche et qu’on défende à chaque fois les gens qui énoncent des idées de droite…

  • fabien dit :

    Je me permets de m’adresser à katy: lorsque je dis “simpliste”, je ne fais que reprendre les propos de denis, je ne porte en aucun cas de jugement péjoratif, car il se trouve que moi non plus, je n’ai pas bac + 10, et que je sais apprécier les gens à leur juste valeur, même si les propos émis restent simples.

  • Denis dit :

    Katy, c’est quoi en fait pour toi des idées de droite et des idées de gauche ?

    Pour moi, engager le débat sur ce genre de concept ne fait en fait que l’enfermer dans des caricatures.

    Est-ce que ce qui est de droite appartient à Bush, Berlusconi, Sarkozy, Seillière, Thatcher, …

    Est-ce que ce qui est de gauche appartient à Mao, Pol-Pot, Khrouchtchev, Staline, Marchais, Castro, …

    Ou est le juste milieu ? Est-ce que ceux qui vivaient sous des régimes de gauche à l’est du mur de Berlin regrettent que celui-ci soit tombé ?

    Est-ce que ceux qui vivent dans les quartiers défavorisés de toute la planète ne font pas régulièrement le même rêve “américain” ?

    Est-ce qu’une bonne idée de gauche, c’est une de celles de l’équipe Mitterrand en 81 … qui a vite fait machine arrière seulement 2 ans plus tard tellement elle envoyait le pays à la catastrophe ?

    Est-ce qu’une idée de droite, c’est seulement de la casse d’entreprise et de la délocalisation pour gagner plus d’argent.

    Est-ce qu’un bon parti de gauche, c’est celui du PS avec ses luttes éternelles pour le pouvoir, celui du PC affilié à Moscou comme cela a été le cas pendant des décennies, celui de Tapie qui y pratiquait le populisme managerial ou celui parano d’Arlette qui ne voit autour d’elle que des assoiffeurs ? Est-ce qu’un bon parti de droite, c’est celui des chirac qui a maneuvré pendant des années pour en faire un outil personnel d’accession au pouvoir, celui des Balkany pour en faire des outils d’enrichissement personnel, des sarko avec leur dérive autoritariste, …

    Et si, chère Katy, loin de ces caricatures, on pouvait admettre simplement qu’il y a des réalités avec lesquelles il faut essayer de composer en ménageant tout ce qui peut l’être. Pour ça, moi j’aime bien l’image de Jacques et de sa table de mixage. Dans le genre, je verrai bien aussi l’image du tableau de bord d’un avion, modèle 1980 avec des boutons et des voyants de partout.

    Sinon, moi, je crois que tous les hommes sur terre fonctionnent avec des aspirations personnelles qu’on appelle parfois des rêves quand ces aspirations deviennent énormes.

    Je crois aussi qu’il y a des salauds à gauche comme à droite. Et pour une raison simple : les hommes ne sont ni de gauche, ni de droite, ils sont des hommes, c’est tout.

    Et je crois enfin et surtout que pour l’énorme majorité des personnes qui se promènent sur cette terre, en fait on fait ce qu’on peut. Et quand on arrive à quelque chose de pas trop mal, on peut dire qu’on a tenu sa place d’homme.

    Maintenant, je crois aussi qu’imputer aux autres ses propres faiblesses, pour ne pas dire ses propres médiocrités, est un travers dans lequel le discours commun nous a beaucoup poussé, voire conditionné.

    Là dessus, après y avoir récléchi, je suis aussi d’accord avec Jacques quand il dit que c’est notre facon d’acheter qui conditionne pour beaucoup notre économie. Je viens sur ce point de lire un article intéressant qui disait en substance : quand on achète une voiture allemande neuve, c’est en moyenne 30.000 euros qu’on investit en Allemagne. Et la raisonnement est valable pour toutes les autres nationalités de voitures.

    Donc au lieu de toujours jeter des pierres à ceux qui placent leur argent à l’étranger, on ferait peut être aussi bien de tirer les oreilles à ceux qui achètent Mercédes, VW, Toyota, Honda, Seat, Opel, BMW, … Imaginez-vous seulement ce que cela représente pour demain, 30.000 € investis aujourd’hui ?

    Voilà Katy, c’est dans ce genre de débat que j’aimerais entrer plutôt que de lire des commentaires offusqués de bonne soeur qui s’acharne à ranger les idées dans une boite de gauche ou une boite de droite, une boite rose et une boite noire, un axe du bien ou un axe du mal comme d’autres s’y entendent si bien à le faire.

  • katy dit :

    A Denis, je dois avouer que je m’attendais encore à une attaque personnelle et que je suis épatée par ton discours qui est tout simplement magnifique et qui m’a beaucoup touchée. A présent, engager un débat dans ce domaine-là, j’avoue que ce n’est pas pour moi une passion et que j’en suis sans doute tout simplement incapable, car j’ai moins de connaissances que toi dans ce domaine-là. Je me permettrai seulement de souligner les passages qui m’ont vraiment plu: “Sinon, moi je crois que tous les hommes sur terre fonctionnent avec des aspirations personnelles…” Tout ce passage-là, j’aime beaucoup car il résume assez bien ce que nous sommes tous. Je te souhaite de trouver un interlocuteur qui soit sur les mêmes ondes que toi, mais vraiment j’applaudis des deux mains, denis, merci pour cette belle tirade, à +, katy.

  • Denis dit :

    Merci public adoré mais j\’aimerais quand même avoir de la contradiction la dessus.

    Surtout parce que quand on y regarde de près, ma tirade qui te plait tant Katy est une vraie tirade de droite.

    En effet, si je dois la résumer en quelques mots, cela revient à dire : chacun a son avenir dans ses mains. Donc si on veut avancer, il faut les sortir de ses poches.

    Même Sarko ne pourrait pas renier de tels propos.

    Mince alors, à force de tirer la barre à gauche, j\’ai fait un tour complet et me voici à droite … Déroutant, non ?

Laisser un commentaire

Si vous possédez un blog SudOuest, connectez-vous auparavant pour ne pas avoir à entrer ces informations.